samedi 5 novembre 2011

Đường em đi

Đường xưa em mơ ước,
Phố phường dài miên man.
Nhịp đều trong sương khói
Em đếm dòng thời gian.

Đường xưa em mơ ước,
Tư lự với yêu thương.
Phảng phất thấy dáng hình
Rong dài trong vấn vương.

Đường xưa em mơ ước,
Man mác trong chiều mưa.
Thấm hàng mi giọt lệ,
Em tiếc đời say sưa.

Đường xưa em mơ ước,
Dấu in mái trường yêu
Trầm ngâm trong nắng hạ,
Gẫm một đời cô liêu.

Đường xưa em mơ ước,
Giữa đám người thương quen,
Bè bạn cho hy vọng
Tuổi xuân có bon chen ?

Đường xưa em mơ ước
Nơi huyền nhiệm chốn xa.
Khép mình trong cô tịch
Thấu chuông chùa ngân nga

Đường xưa em mơ ước
Trở lại đời phố hoa
Áo dài trong nắng mới
Thương nhớ thời tuổi hoa.

Đường xưa em mơ ước
Đâu những ngày xôn xao?
Thời gian đi lối mòn
Đã xóa nhòa thương đau?

Prix Goncourt 2011: L'Art français de la guerre



C'est Alexis Jenni qui est consacré par le Prix Goncourt pour son premier roman, L'Art français de la guerre (Gallimard).

Le jury du Goncourt l'a préférée aux trois autres prétendants: Sorj Chalandon (Retour à Killybegs) - déjà lauréat du Grand prix du roman de l'Académie française -, Lyonel Trouillot (La belle amour humaine) et Carole Martinez (Du Domaine des murmures, Gallimard). Jenni l'emporte par cinq voix contre trois à Carole Martinez, sa grande rivale malheureuse, et les deux autres concurrents n'ont réuni aucun suffrage. De leur côté, les internautes de LEXPRESS.fr avaient choisi avec une petite voix d'avance Carole Martinez (5 voix), les trois autres prétendants en récoltant chacun 4.


L'Art français de la guerre d'Alexis Jenni livre une vision polémique de l'histoire de France - la Seconde Guerre mondiale, l'Indochine, l'Algérie... - à travers les souvenirs d'un ancien soldat devenu peintre, Victorien Salagnon. Jenni entend montrer, avec son roman, que la façon dont la France affronte les conflits armés est caractérisée par le donquichottisme et le peu d'efficacité


Révélation de cette rentrée littéraire, Alexis Jenni, professeur de biologie âgé de 48 ans, est toujours en lice pour le Médicis et le Femina.
Le romancier succède ainsi à Michel Houellebecq, lauréat du prix Goncourt l'an dernier avec La Carte et le territoire (Flammarion).
Annoncé simultanément, Le prix Renaudot 2011 va à Emmanuel Carrère pour Limonov.











(Source:

dimanche 30 octobre 2011



Hạ vắng

Chiều hạ vắng ai mình ta bước,
Đường mòn theo lối hàng cây đưa,
Băng ghế cô đơn tìm mộng ước,
Màu kỷ niệm trên những dấu chân.

Chiều hạ vắng anh lòng vấn vương,
Em vẫn tin, vững dạ can trường.
Anh về có mang theo hoài niệm:
Giáng hình nhỏ trong nhịp miên man?

Chiều hạ vắng anh mình em bước,
Chút bâng khuông lặng lẽ chơi vơi,
Hoàng hôn tím lịm dưới chân đồi,
Em về thắp sáng vầng yêu thương.

Chiều hạ vắng nhau ta hẹn ước :
Tình thu sẽ tới ghi dấu thương,
Thu tình êm ái rọi lối đường.
Chờ anh nhé, chờ nơi cố hương !

vendredi 28 octobre 2011

L’homme et ses reflets

Tiraillé sans arrêt entre cachot profond,
Et azur infini avec son cachet preste,
Cet éminent espace où aucun lien terrestre
Ne se retiendra entre deux bornes comme un pont,

L’homme bien triste errait dans ses pensées rossardes,
Dans ses réflexions bêtement embrouillées,
Ses sages sentiments constamment exilés,
Ses rêveries battues rudement en mansarde,

Comme un cygne égaré en plein désert troublant,
Se portait lourdement sur ses ailes bâtardes,
Toujours embarrassé du monde nonchalant.

Ainsi entortillé aux regards des cafards
Insensibles au langage d’humanité,
L’homme se voit-il donc vivre sans dignité ?

dimanche 23 octobre 2011

Au crépuscule



Je marche
Menaçant
De me renverser
Au fil du temps,
À la recherche
De l’existence.

Je marche
Fluctuant
Dans mes souffles
À la bouffée de vent,
En quête
De résistance.

Me heurtant
À la grille illusoire,
Sur la voie déviante,
Je repousse
Une voix dérisoire
À la malchance.

J’entends
À l’horizon lointain
D’autres voix haletantes,
Par secousse,
Visant en vain
Dans ce manoir pourrissant.
...
...
...

vendredi 21 octobre 2011

Sonnet d'enfance




Sonnet d'enfance




Intérieur, j’ai vécu des temps si précaires
Où le lever du soleil était négligent
Et où régnait la froideur d’un foyer flottant,
Triomphait l’image de ses êtres éphémères.

Commençaient des jours gris et des nuits sans idées,
Les cieux immenses couvraient la laide terre,
Pesaient lourdement sur les pensées tributaires
Des terribles intempéries et du monde cliché.

C’est également de là que je voulais voir,
Aux yeux d’un enfant de la peine avant choisie,
Se répandre partout des codes bien établis,

Qui me conduisaient, évitant des territoires
Rocailleux et arides, à l’apprentissage
Du monde – vaste néant absent de messages.
En cadence solitaire


Les chemins frénétiques
Nous amènent
À travers
d'immenses
Espaces
Vers un bagne métaphysique.
Ce lieu mélancolique
Enterre sous les pas indifférents
Maintes figures d'élite,
Coupe brusquement
Les derniers essoufflements,
Le reste de l'espoir de sang héroïque.
En majeure cadence,
En tangage, on marche, danse,
Tombe aux enfers.
Au rythme monotone
On préfère
Une fracture complète.
Une belle coupure
Fait naître un futur à claquettes.